Faire de mon mieux
Faire de mon mieux.
Vouloir être utile.
Recevoir tes insatisfactions.
Penser que tu me fais porter la faute.
Me sentir vexé.
Vouloir travailler dans une équipe soudée.
Réaliser qu’on est loin de ça.
Rester réaliste.
Mettre mes frustrations et mes déceptions de côté.
Faire de mon mieux. Aujourd’hui, demain.
Tsé, la communication, ça change rien…
J’ai ben essayé, mais y m’écoutent pas!
On s’parlerait pas pis ça s’rait pareil…
Non! On s’parle pis c’est pire!
Ben pour dire que ça vaut pas la peine…
Mais y’ a un p’tit queck’chose en-dedans qui aimerait ça y croire.
Comme si ça s’pouvait…
Tsé, même si moi j’changeais, ça changerait pas les autres…
Autant espérer qu’une goutte d’eau dans l’océan fasse une différence.
J’me trouve ridicule juste d’y penser.
Mais tu sais c’qui est fou?
L’autre jour, j’écoutais un documentaire.
Y’avait cet animal.
Y’a découvert comment se faire un outil pour attraper des fourmis et les manger.
D’autres l’ont vu pis l’ont imité.
Ben devine quoi?
Toute une population a appris à faire pareil.
La révolution a servi à toute le groupe.
Y paraît que c’est pas l’espèce la plus intelligente qui survit, mais celle qui s’adapte le mieux.
Y’a aussi Gandhi qui disait : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde. »
Au fond, c’est vrai que si j’te réponds bête parce que tu m’parles bête, on s’en sort pas.
Ça fait que le problème, c’est peut-être pas la communication, mais la façon de communiquer.
Ça serait quand même le fun de faire différent.
Aujourd’hui, on m’offre cette chance.
Et si j’essayais de faire de mon mieux?
– Hélène Tremblay
* Ce poème a été écrit sur mesure dans le cadre d’une conférence donnée en entreprise.
